OneDrive et Google Drive facilitent le travail partagé et proposent des fonctions de récupération. Pour savoir s’ils suffisent à votre entreprise, il faut examiner un scénario précis : pourriez-vous retrouver les bonnes données si un dossier disparaissait, si un compte était compromis ou si l’accès au service devenait impossible ? La réponse dépend de la configuration, de l’abonnement et des autres copies disponibles.
La synchronisation répercute aussi les changements indésirables
La synchronisation maintient les fichiers à jour entre plusieurs emplacements. C’est pratique pour retrouver un document sur un autre appareil, mais une suppression ou une modification erronée peut également se propager.
Une deuxième machine connectée au même compte ne constitue donc pas nécessairement une copie indépendante. De même, un raccourci vers un dossier partagé ne prouve pas que vous détenez une copie de son contenu. Il faut vérifier les fichiers réellement présents et les droits qui permettent de les récupérer.
Versions et corbeille : utiles, mais à vérifier
Microsoft documente la restauration de fichiers supprimés et de versions antérieures dans OneDrive. Les conditions varient notamment entre comptes personnels, professionnels et paramètres d’administration. Google indique qu’un fichier placé dans la corbeille Drive y reste normalement trente jours avant suppression définitive ; vider la corbeille peut raccourcir cette possibilité de récupération.
Ces mécanismes apportent des protections concrètes. Ils ne répondent toutefois pas à toutes les questions : qui peut restaurer, jusqu’à quelle date, pour quels fichiers et avec quel accès au compte ? Ne transposez pas les conditions d’une offre grand public à un environnement professionnel sans les contrôler.
Examiner trois situations de perte
Premier exemple hypothétique : un collaborateur supprime un dossier de devis et l’erreur est repérée rapidement. La corbeille peut suffire si les éléments et les droits de restauration sont encore disponibles.
Deuxième situation : une erreur n’est découverte qu’après la période de conservation applicable. La restauration dépend alors d’une autre copie ou d’une politique de rétention adaptée.
Troisième situation : un accès administrateur est compromis. Si ce même accès contrôle les données et toutes les copies, l’incident peut toucher l’ensemble du dispositif. La séparation des droits et des mécanismes de sauvegarde devient alors essentielle.
Définir ce qui doit réellement être sauvegardé
Commencez par un inventaire des données utiles : fichiers, messagerie, contacts, applications métier et bases de données. Tous ces éléments ne sont pas automatiquement couverts par la synchronisation d’un dossier.
Pour chaque ensemble, précisez la fréquence nécessaire, la durée de conservation et la personne qui reçoit les alertes. Une copie indépendante doit rester accessible par une procédure maîtrisée même si le compte de travail rencontre un problème. Son accès doit être protégé, documenté et réservé aux personnes autorisées.
L’ANSSI recommande de concevoir la sauvegarde en tenant compte des incidents et de la restauration, avec des protections adaptées contre l’altération des copies.
Tester une récupération avant l’urgence
Choisissez un document non sensible, une ancienne version et un dossier représentatif. Restaurez-les dans un emplacement distinct, puis vérifiez leur contenu et leurs permissions. Pour une application, retrouver des fichiers ne suffit pas toujours : il faut également confirmer que le service redémarre avec des données cohérentes.
Notez la date, les données testées, la copie utilisée et les obstacles rencontrés. Mesurez aussi le temps nécessaire pour récupérer puis exploiter les informations. Ce résultat permet de décider si le dispositif correspond aux besoins de l’entreprise.
Pour évaluer vos sauvegardes et votre hébergement, préparez la liste des outils utilisés et du dernier test réalisé. Contactez Darasuum pour identifier les données couvertes, les manques et les priorités.
Sources
- Microsoft — Restaurer des fichiers ou dossiers supprimés dans OneDrive.
- Google — Conséquences de la suppression d’un fichier Drive.
- ANSSI — Sauvegarde des systèmes d’information.
Sources consultées le 21 septembre 2026.
